MALI 96



Durant l'été juillet-aout 1996, l'association INTERVENIR, dont j'étais secrétaire,
a effectué un voyage humanitaire au Mali. Travaillant de concert avec la coopération
française (service santé), nous avons mené à bien un certain nombre de projets.
Bien plus qu'une simple expérience professionnelle, ce séjour de deux mois nous a
apporté beaucoup sur le plan humain.

Carte du Mali

              
Koulikoro

Koulikoro, au nord de la capitale Bamako, c'est un peu le Cannes malien, les millionnaires exceptés. Nous nous sommes occupés d'un centre d'animation destiné aux enfants de la ville.

Spectacle de théâtre traditionnel (ou Koteba) à Sabalibougou, le quartier le plus pauvre de Bamako. La troupe Don y présentait des spectacles de prévention contre le Sida, l'exode rural... A droite, au premier plan, j'ai l'air passionné. Et bon, je l'étais.

Koteba
Grenier Kumi

Greniers à grain à Kumi. Dans ce petit village de brousse, nous avons installé des panneaux électriques solaires pour éclairer une école. C'était la seul installation électrique dans un rayon de 50 kilomètres.

Un 4X4 de la coopération française devant un baobab de Niamala. Dans ce village de brousse, nous avons effectué le suivi d'un centre de santé communautaire, au prix de nauséeuses heures de 4X4 sur piste à vache.

4X4
              
Arbre Elephant

"L'arbre-Eléphant" de Kumi. Considéré comme un endroit sacré du village, il était constitué des restes quasi-fossilisés d'un très ancien arbre...

Les forgerons du marché de Niamala fabriquent les socs de charrue et les outils dont les paysans ont besoin. La population rurale du Mali (hors désert) vit de l'agriculture exclusivement.

Forgerons
Niger

Le fleuve Niger vu depuis le plateau de Koulikoro. Toutes les villes importantes ainsi que les routes sont construites dans la boucle de ce fleuve fertile qui traverse le Mali d'Est en Ouest, et charrie autant de légendes que de pollution fluviale. La Seine est cristalline en comparaison.

              

L'adaptation aux coutumes vestimentaires locales fut parfois difficile. Sabine porte ici le boubou traditionnel malien, après la pose non moins traditionnelle des tresses africaines.

Boubou
Pique-nique

Mais le pire fut sans doute vécu par nos estomacs, qui eurent du mal à accepter le "Tho", plat traditionnel des guerriers maliens, à la consistance étonnante. Chess a même perdu 15 kilos, ici avec Bruno et Fatouma.

Sur la route de Niamala, après une panne de duruni (taxis locaux) qui nous a immobilisés une dizaine d'heures. La notion malienne des durées diffère étrangement de la notre. Selon Tidiane, un ami Malien, "Au Mali, le concept d'urgence n'existe pas".

Duruni
Marecage

Les abords marécageux du fleuve Niger furent le théatre de nombreuses promenades crépusculaires à pied ou en pirogue.

              

Ici, une mosquée de Niamala. Le Mali, successivement évangélisé par les catholiques européens puis les musulmans d'Arabie Saoudite, garde un étrange mélange d'animisme primitif, de christiannisme et d'islam.

Mosquee
Foot

Après un match de foot dans le quartier pauvre de Sabalibougou, au milieu de Bamako. JB, JS et Field entourés des lions du Mali, catégorie junior.

Tous les chefs du village de Niamala tiennent leurs rénions dans le "vestibule sacré", d'où les femmes sont exclues (sauf les membres féminines d'INTervenir, évidemment :)

Vestibule sacre
Promenade

Promenade sous le soleil avec les enfants du centre d'animation de Koulikoro. "Ce qui est drole avec les toubabous (blancs) c'est qu'au soleil ils deviennent rouges"

              

A l'intérieur du centre de loisirs, malgré la pénurie de livres et de matériel de jeu, les enfants de Koulikoro trouvent au centre un palliatif à leur désoeuvrement.

Centre
Ecole

L'école de Kumi, sur laquelle nous avons installé des panneaux solaires pour contrer l'exode rural qui vide les campagnes maliennes et remplit les bidonvilles de Bamako.

Une vue des hauteurs de Koulikoro sur la savane environnante. Les seuls annimaux "sauvages" qu'on y trouve sont des singes, qui traversent parfois les pistes en bandes.

Savane



Merci à Bomoci, Chess, Field, JB, Stéphane, Bruno, JS, Fatouma
et Sabine pour m'avoir supporté pendant deux mois.
Et merci particulièrement à Bomoci pour les photos.